La faune et la flore haut-savoyardes s'invitent au lycée Guillaume Fichet.
Tout au long du mois de mai, l'exposition photographique « Instants sauvages » s'est installée au CDI du lycée Guillaume Fichet. L'occasion pour les élèves de découvrir ou redécouvrir la faune et la flore de leur département. Cette exposition a été présentée à de nombreuses classes par deux éco-délégués, qui ont mené à bien ce projet : Alexis Brun et Pierrick Martin. Ce fut également l'occasion, pour les élèves de 2nde1 et 2 UPE2A, d’interviewer Alexis, qui pratique la photographie animalière depuis plusieurs années.
UPE2A : Depuis quand prenez-vous des photos d'animaux sauvages ?
A B : J'ai commencé quand j'avais 7 ans, ça fait donc 10 ans que je prends ce type de photos.
UPE2A : Où et quand allez-vous prendre vos photos ?
A B : Je me lève très tôt pour arriver avant l'aube dans la montagne. Je me déplace dans tous les massifs de la Haute-Savoie. Notre département est un véritable terrain de jeu pour les photographes animaliers. La faune dans les Alpes est extrêmement riche et variée.
UPE2A : Pourquoi avez-vous décidé de prendre en photo des animaux sauvages ?
A B : J'aime le calme et la sérénité qu'on ressent quand on est en montagne au milieu de la nature. Là-haut, on oublie tout le bruit et les tracas de la ville. En plus, je trouve qu'il y a une certaine satisfaction à réussir à prendre en photo des animaux qui ne se laissent pas facilement approcher. Rechercher des traces, se camoufler et observer le maximum de silence pour ne pas apeurer l'animal qu'on veut prendre en photo, cela demande énormément de patience et d'humilité.
UPE2A : Avec quel matériel travaillez-vous ?
A B : J'utilise un appareil photo Nikon. En plus, je porte une tenue de camouflage pour me fondre dans l'environnement, comme le font les animaux eux-mêmes en changeant la couleur de leur pelage selon la saison. J'ai également une tente pour me dissimuler au maximum. La faune en montagne est très fragile et les animaux souvent craintifs, il est très important de ne pas les déranger ni détruire leur environnement. Certains animaux comme le grand tétras lyre par exemple, sont en danger dans nos montagnes, car l'énergie qu'ils déploient pour s'envoler lorsqu'ils sont effrayés les fatigue tant qu'ils finissent par mourir.
UPE2A : La photographie est votre passion mais souhaitez-vous en faire votre métier ?
A B : Non, car il est très difficile d'en vivre. La plupart des grands photographes vivent surtout des documentaires animaliers qu'ils font. Certains photographes vont jusqu'à appâter les animaux pour les attirer et prendre des photos. Cela n'est pas respectueux. Pour ma part, je préfère continuer à les prendre en photo en respectant des règles éthiques, aussi, je ferai un BTSA Gestion et Protection de la Nature, l'an prochain. Cela me permettra de continuer à observer la nature tout en contribuant à la protéger.